Allez hop, un peu de points positifs…
Pendant ces deux petits mois…,
Je suis allée à l’hôpital psychiatrique presque tous les jours de la semaine pendant un peu plus d’un mois.
J’ai fait plein d’entretiens en suivant particulièrement deux malades tout au long de leur hospitalisation.
J’ai réussi à surmonter l’horreur de la psychiatrie à Madagascar (très différente de la psychiatrie en France).
Je ne pleure plus en rentrant le soir à la maison. (Par contre la salle d’isolement, et les cris, et les agitations des personnes à l’intérieur me rebutent toujours).
J’ai saisi des opportunités, des rencontres hasardeuses qui m’ont beaucoup apportées.
J’ai rencontré des anthropologues malgaches sympas, encourageants et compréhensifs (contrairement à l’année dernière).
Je me suis levée plusieurs dimanches avec le soleil pour aller « bosser » sur le terrain malgré les courbatures ou autres désagréments physiques.
Je parle suffisamment malgache pour chopper les mots et les expressions qui m’intéressent (genre « mpifoka ny rongony », « adala », etc…) et pour me débrouiller au marché, dans les taxis, pour demander mon chemin, etc…
J’ai donné deux fois par semaine des cours de français aux jeunes du centre NRJ qui m’ont aussi apporté des infos sur mon sujet d’étude.
Ah aussi, j’ai réussi à faire du terrain malgré un coup d’état, des barrages, des manifestations, des coups de feux et une psychose ambiante très fatigante !
Pour finir, faire un bon terrain en anthropologie ce n’est pas forcément le faire à la campagne.
Il y a beaucoup d’anthropologues qui bossent dans des zones urbaines dans le monde et même des zones urbaines en France…
Il faut arrêter avec tous ces pauvres clichés.
L’anthropologie est une science qui s’adapte.
Encore faut-il que ceux qui n’y sont pas formés le comprennent.
Where we are going (le petit point blanc vers les grosses pierres)